Anthony Duranthon – Go !, Philippe Eydieu, 2010

Anthony Duranthon s’intéresse à l’identité d’une image, à ses conditions d’apparition. Pour ce faire, il a opté pour la peinture. Une peinture où se rencontre tour à tour David Hockney, Gary Hume ou encore Andy Warhol. D’abord c’est un motif qu’il emploie pour recouvrir la surface d’une toile, un motif soigné signifiant une trame en filigrane d’où émergent des personnages, tantôt noyés, tantôt révélés par cette toile de fond faisant office de camouflage. Dans ses tableaux, l’artiste convoque des figures qui découlent et sont intimement liées à l’univers pictural dans lequel elles baignent. Il s’appuie sur des clichés, sur un certain catalogue social et sur des signes distinctifs, publicitaires, culturels. Il joue ainsi sur l’appartenance de ses personnages et sur le contexte d’immersion de ses derniers. Du fait de son histoire amplement saturée, la peinture semble représenter pour l’artiste un terrain idéal pour traiter du sujet qui lui importe : l’identité. Et comme c’est un bon peintre, il mène notre regard comme il l’entend, au cœur de ses camouflages, là où les motifs retiennent ou laissent passer les images.

Philippe Eydieu, 2010.

Anthony Duranthon is interested by the identity of an image, by the conditions of its appearance. To engage with this idea, he has chosen to use the medium of painting: a painting in which one meets, one at a time, David Hockney, Gary Hume, and even Andy Warhol. First of all, he employs a motif to cover the surface of the canvas; a carefully prepared pattern, which represents an implicit framework, from which the characters emerge, sometimes hidden, sometimes exposed by this undercoat of camouflage. In his paintings, the artist summons shapes, which are intimately linked to the pictorial universe in which they bathe. He relies on clichés, as a certain social catalogue and as distinctive symbols of cultural and advertising. Thus, he plays on the belonging of his characters and on the context of their social immersion. Due to its very intricate history, painting seems to represent the ideal ground for the artist to treat his most important subject: identity. As he is a technically skilled painter, he guides our gaze where he chooses: to the heart of his camouflages, where patterns veil, or bring into being the images.

Translation courtesy, Rose Bollard, 2011.

 

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