Franck Blanchard – Anthony Duranthon, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016

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Franck Blanchard – Anthony Duranthon, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Anthony Duranthon, Des-figures, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016.
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Vernissage de l’exposition Franck Blanchard – Anthony Duranthon, avec Bertrand Barraud, Christian Karoutzos, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016
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Vernissage de l’exposition Franck Blanchard – Anthony Duranthon, avec Bertrand Barraud, Christian Karoutzos, Maria Lancrenon, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016
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Vernissage de l’exposition Franck Blanchard – Anthony Duranthon, Centre culturel Nicolas Pomel, Issoire, 2016

Huit talents en mouvement, La montagne, le 12.12.2016

La Galerie municipale d’Art contemporain de Chamalières accueille huit artistes au parcours très différents, jusqu’au 14 janvier.

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Les élus ont félicité les artistes pour leur travail créatif exceptionnel. © Guinard Hélène

Huit itinéraires sont ainsi présentés lors de d’une belle exposition qui se tient jusqu’au14 janvier à la Galerie d’art contemporain. C’est autour de notions de laisser aller, de sources d’inspirations multiples – qu’elles soient mécanique, animale, végétale, ou encore objet du quotidien – que ces huit artistes construisent leurs travaux vibrants, colorés.
Estelle Aguellon, Anthony Duranthon, Olivier Môme, Valentin Malartre, Laurent Sarpedon, David Vernede, Fabien Harel, Hélène Latte exposent
Que ce soit à travers des peintures, sculptures présentés sur châssis, encadrés, posés à même le sol ou suspendus dans les airs, les matières prennent une dimension plastique où l’étrangeté, l’audace et le mouvement s’affichent sans contrainte.
Pour Estelle Aguellon, dessinatrice,« le trait dit que toute forme est d’abord un mouvement dans l’espace ». Le peintre Anthony Duranthon sélectionne, lui, les images anciennes ou contemporaines, cristallisant une tradition qui nous emprisonne ou devient un objet de lutte. Dans ce grand carrefour qu’est l’atelier d’Olivier Môme, les éléments s’ajoutent, se croisent et ouvrent de nouvelles perspectives, de nouvelles associations, de nouveaux points de vue, de nouvelles entrées.
Valentin Malartre, sculpteur, confie trouver de magnifiques trésors abandonnés dans les poubelles. « Je me dis que ces choses ont encore des choses à dire dans le monde des objets ». Le travail du sculpteur, Laurent Sarpedon, consiste à donner de la légèreté, mettre la matière en action.
« Je travaille à partir de pièces mécaniques de récupération, j’utilise beaucoup de tôle automobile, capots, portières, ce qui me donne la possibilité d’utiliser la peinture d’origine pour apporter de la couleur à mes créations », explique David Vernede, sculpteur plasticien. Fabien Harel, peintre privilégie les grands dessins. « Il existe depuis la préhistoire un rapport ambigu entre l’homme et l’animal qui évoque des sentiments aussi variés que l’amour, la violence ou la crainte. C’est ce caractère de la bête qui me hante et non un simple rendu naturaliste ».
« Mes travaux actuels sont plus particulièrement inspirés de sensations que j’ai rencontrées à travers la musique électro et rock depuis les années 90 jusqu’à nos jours lors des nombreux concerts auxquels j’ai pu participer. Ce sont des sortes d’émissions plastiques créées en résonance à des vibrations, rythmes et perception épidermiques. Je travaille à travers des formes très géométriques, à un dialogue entre horizontalité et verticalité, rythme et mouvement, dissonance et harmonie » confie Hélène Latte peintre plasticien.
Pratique. Galerie municipale d’Art contemporain, 3, avenue de Fontmaure, à Chamalières. Tél. 04 73 30 97 22. Exposition visible du mardi au samedi de 14 à 19 heures.
La montagne, le 12.12.16


Huit artistes d’exception à découvrir

La Galerie municipale d’art contemporain de Chamalières accueille huit artistes au parcours très différents jusqu’au 14 janvier. C’est une réadaptation des éléments, de nouvelles perceptions. C’est autour de notion de laisser-aller, de sources d’inspirations multiples, qu’elles soient mécanique, animale, végétale, ou encore objet du quotidien, que ces huit artistes construisent leurs travaux vibrants, colorés.
Estelle Aguellon, dessinatrice. On pourrait imaginer une histoire de l’art qui serait une histoire du trait. De l’inscription rupestre aux griffures de Fautrier, du trait qui identifie au trait qui défait la forme de sa convention, le dessin, depuis toujours et cela n’aura pas de fin, prend tous les paris possibles dans la représentation du réel.
Le peintre Anthony Duranthon fouille les archives de vies, plus ou moins intimement liées à la sienne.Des photographies de vies googlelisées, enfermées au creux de vieux albums, vendues lors de brocantes ou bien sciemment diffusées sur les réseaux sociaux… Julie Crenn dévoile aussi son univers artistique.
Des trésors
Fabien Harel, dessinateur, plasticien explique « Mes animaux sautent furieusement, ils sont déformés et étrangement étirés. Je repense à la première emprunte rupestre comme le premier cri silencieux. »
« Mes travaux actuels sont plus particulièrement inspirés de sensations que j’ai rencontrées à travers la musique électro et rock depuis les années 90 jusqu’à nos jours lors des nombreux concerts auxquels j’ai pu participer. Ce sont des sortes d’émissions plastiques créées en résonance à des vibrations, rythmes et perception épidermiques » confie Hélène Latte peintre.
« A chaque fois que je mets le nez dans une poubelle, je ne peux m’empêcher d’en ressortir de magnifiques trésors abandonnés, je me dis que ces choses ont encore des choses à dire dans le monde des objets » avoue le sculpteur plasticien Valentin Malartre.
Un travail qui réutilise, qui ressasse, qui reprend, qui, cycle après cycle, remet dans une même perspective les maquettes, les volumes, les peintures, les thèmes (les engins de chantier, l’atelier, Mon Panthéon à moi, les avions, etc.), c’est l’univers artistique du peintre plasticien Olivier Mome
Le travail du sculpteur Laurent Sarpedon est un subtil mélange de force, de puissance, de légèreté, d’expansion, d’ouverture et de vitalité. A partir de matière lourde et pesante il crée des entremêlements, des tissages, des « amaillages », des pétrissages aériens et légers tout en maîtrisant la technique du travail en équilibre des forces physiques en présence.
« Mes sources d’inspirations, le monde animal revient assez souvent mais avec le côté biomécanique qu’apporte ma matière. Les cranes sont aussi depuis longtemps une grande source d’inspiration et j’en réalise assez régulièrement » explique David Vernede sculpteur plasticien.
Pratique. Galerie municipale d’art contemporain, 3, avenue de Fontmaure – 63400 Chamalières, Tél. : 04.73.30.97.22. Horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 14 heures à 19 heures. Entrée libre.
La montagne, le 25.11.2016

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Premières émotions artistiques à la galerie d’art contemporain. © Pascal Guinard

Quelques pistes pour distraire les plus jeunes en attendant la venue du Père Noël.
Notre coup de cœur va à l’expo de l’Amac. Vous ferez assurément un carton auprès des enfants et en plus ce sera une excellente initiation à l’art contemporain. 8 Itinéraires, c’est le nom de l’exposition, met en avant le mouvement, la création, les différents rythmes d’expressions.
Huit artistes exposent des peintures, sculptures, présentées sur châssis, encadrées, posées à même le sol, suspendues dans les airs, les matières prennent une dimension plastique ou l’étrangeté, l’audace et l’insolite s’affichent sans contraintes. Estelle Aguelon, Hélène Latte, Laurent Sarpedon, Anthony Duranthon, Valentin Malartre, David Vernède, Fabien Harel, Olivier Mome. Galerie municipale d’art contemporain, 3 avenue de Fontmaure à Chamalières, du lundi au samedi, de 14 heures à 19 heures. Entrée libre. Attention la galerie sera fermée à partir du vendredi 23 décembre 19 heures. Réouverture le mardi 3 janvier à 14 heures. Tél. : 04.73.30.97.22.
La montagne, le 15.12.16

Série Groupe-machine, 2016

8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016

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8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016
8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016
8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016
8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016
8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016
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8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016
8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016
8 itinéraires, AMAC, Chamalières, 2016

 

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Le figuré, Charlotte Reboul, 2016

Le figuré

Dans son exposition l’artiste Anthony Duranthon se joue du temps, il l’étire, nous emmène avec lui chercher dans le passé, questionne nos souvenirs, rappelle les fantômes de notre enfance, la mémoire de nos ancêtres incomplète, inconsciente ou imaginaire. Il représente l’individu et le groupe, le déséquilibre au travers de postures immuables, figées, rendant la mise en scène parfois dissonante. La représentation de l’image souligne les codes d’une société crispée, l’inscription de la norme par le cérémonieux et le masque de ses participants. Pourtant, c’est avec poésie que ces visages nous regardent incarnés, vivants. Anthony Duranthon ne laisse pas la mascarade s’emparer de son sujet; il déforme, déstructure, défigure les stéréotypes, images inconscientes et universelles d’une figuration superficielle, pour laisser toute la place à la singularité de l’humain confondue.

Les thématiques de l’enfance et de la filiation s’entrecroisent dans l’espace. C’est en Pologne que l’artiste recompose lors d’une résidence, les fragments de son histoire familiale, celle de la déportation, du non-dit, fragments d’identité qu’il peint en noir et blanc. La tragédie d’Auschwitz ne s’illustre pas. Il décline la vie domestique au travers du sacrement solennel du mariage et d’illustrations formelles de l’arrivée des enfants. Ce passé reste alors aussi mystérieux que ces albums de famille où l’on retrouve les photos de ceux que l’on a connus enfant ou de ceux qui nous ont été racontés avec quelques mots et quelques silences. On reconnait dans ces peintures parfois lumineuses mais aussi très sombres l’incomplétude du passé que la capture photographique ne peut ramener. Roland Barthes, dans La chambre claire (1980), oppose à l’image figée de la photographie qui s’impose, gène et l’éloigne de son passé, « un souvenir involontaire » de la « réalité vivante du souvenir », dit proustien, composé d’images mentales mais aussi de ressentis et sensations vécus par lesquels il retrouve l’essence de l’être perdu ou la complétude d’un souvenir passé. Ici, la peinture par le flou, le noir, la double distance, laisse place à l’oubli inéluctable du passé, à une transmission qui nous échappe, mais permet aussi aux vivants spectateurs de s’approprier leur histoire par l’imagination et les différentes formes de la mémoire consciente et inconsciente.

« Si l’on admet, avec Durkheim, que la fête a pour fonction de revivifier et de recréer le groupe, on comprend que la photographie s’y trouve associée, puisqu’elle fournit le moyen de solenniser ces moments culminants de la vie sociale où le groupe réaffirme solennellement son unité. » (Pierre Bourdieu, Un Art moyen, essai sur les usages sociaux de la photographie).

Avec Les blondes de télé-réalité (2016) et La remise des écharpes (2015), Anthony Duranthon présente côte à côte la consécration d’individus au sein de deux groupes symboles de réussite, aboutissement personnel et reconnaissance sociale, mais au travers deux mondes de la jeunesse aux antipodes : la célébrité médiatique instantanée et la recherche universitaire. Cette confrontation par le prisme de l’idéal incarné par deux communautés témoigne d’une fracture entre les jeunes de notre société. Ces personnages ont en commun une lutte pour l’intégration d’une élite et s’effacent derrière la mise en scène du collectif, le costume ou des codes esthétiques identiques.

Mais l’artiste se retourne encore et apparait derrière l’image une nouvelle image ou plutôt son commencement, en seize parties. L’historien de l’art Aby Warburg, exposé récemment par Georges Didi-Huberman, explique que l’histoire de l’art se compose de la mémoire des œuvres précédentes, ce qu’il appelle des survivances du passé. Chaque œuvre contient en quelque sorte le fantôme de toutes les autres qui ont existé avant elle. Il propose alors l’histoire de l’art comme une histoire de fantômes pour grandes personnes. Ici, Anthony Duranthon nous ramène une fois encore en arrière, au premier acte de la tragédie, lorsque cette jeunesse divisée formait encore à l’école primaire, lieu supposé de l’égalité des chances, une seule entité d’espoir : l’enfant. L’orchestration esthétique du peintre dramaturge se répète donc dans un socle commun à tous : l’espace scénique de l’école élémentaire. Dans un format réduit inédit, l’artiste invoque présent et passé par son regard d’intervenant artistique en école primaire et réalise aujourd’hui la série Groupe-machine (2016), seize portraits de classes autobiographiques qui retracent seize scènes vestiges de son enfance. Par cette répétition du positionnement des protagonistes : un alignement parfait, on suit l’évolution des enfants dont on s’amuse à reconnaître les traits. L’architecture se métamorphose, les changements de décor se superposent et marquent le temps en ponctuant les années. Ce fil du temps laisse entrevoir l’intrigue, le jeu de l’affranchissement ou de la copie sur les motifs et modes vestimentaires. Le public se replonge dans cette période où les morceaux de notre personnalité s’imposaient en se construisant avec et contre l’identité de la classe. Ses souvenirs souvent forts, difficiles, magnifiés ou regrettés sont les premiers de la vie en collectivité. Ils laissent en nous une empreinte ineffaçable. Le metteur en scène Tadeusz Kantor raconte dans sa pièce émouvante et sans dialogue La classe morte (1975) cette mémoire intime et présente de l’enfant écolier que nous étions. Il la matérialise même par des pantins que portent sur leur dos des vieillards déambulant autour des bancs poussiéreux de l’école. Le peintre qui ressuscite la classe de son passé nous rappelle ces fantômes de notre enfance qui nous suivent toujours sans bruit et qui parfois refont surface et remplacent sans prévenir la construction fragile de notre adultité. Sur ces petits formats, la technique atteint les limites de la précision, mais c’est aussi dit-il : « l’aboutissement du travail de l’image / peinture, du simulacre de la photographie ».

Le peintre nous présente différents formats réduits où l’exigence technique développe une tension de création qui s’équilibre entre la maitrise et l’accident qu’il accepte ou provoque. Le peintre Francis Bacon identifiait le rôle des « accidents purs » et « des accidents suscités » au cœur de sa production ; l’image nait de ce duel entre irrationnel et rationnel. Dans sa série Les enfants du 111 (2014), réalisée à l’initiative d’une association caritative en faveur de la lutte contre le cancer en pédiatrie, Anthony Duranthon utilise ce rapport et entache l’image pour la reconstruire, lumineuse, supplantant la détermination du malade par le pathos. Dans cette communion fond / forme permanente, l’artiste envahit les limites, provoque l’accident comme essence de vie pour composer ses portraits d’enfants. Renversement, minutie, ces visages s’imposent avec force.

Charlotte Reboul, 2016.

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